Questions d’eau

Votre eau présente une couleur ou un aspect inhabituel ?

Plusieurs facteurs peuvent perturber la couleur ou la saveur de l’eau du robinet. Si vous détectez une telle anomalie, la première chose à faire est de laisser couler l’eau durant quelques minutes.

En cas d’absence prolongée, l’eau peut avoir stagné dans les canalisations. Il faut donc l’évacuer. Des travaux dans le bâtiment ou sur le réseau de distribution d’eau potable peuvent également perturber l’aspect et la saveur (goût chloré) de l’eau de consommation.

Si les perturbations persistent, contactez le SEMV au 04 50 72 40 26 afin de prendre rendez-vous avec un agent qualité.

Il vérifiera la conduite avant compteur et la purgera si nécessaire. Des mesures d’analyses peuvent également être effectuées (bactériologie) en fonction du constat réalisé.

Que faire si votre consommation est anormalement élevée ?

Les agents du SEMV vous préviennent systématiquement si tel est le cas. Une consommation trop élevée est souvent synonyme d’une fuite d’eau non décelée sur vos installations privatives ou sur votre réseau. Vérifiez vos installations privatives. Attention !  Une chasse d’eau qui fuit une journée, c’est environ 600 litres d’eau perdus. Un robinet qui goutte toute une journée, c’est jusqu’à 400 litres d’eau perdus.

En cas de fuite privative

Le SEMV facture dans un premier temps la consommation réelle. Sur présentation d’une facture du plombier attestant de la réparation, le SEMV peut vous accorder un dégrèvement selon un barème défini.

Si la fuite est due à un adoucisseur défectueux, ce sont la garantie de l’appareil et le contrat de maintenance qui vous permettront de vous faire rembourser auprès de l’entreprise en charge de l’appareil.

Comment déceler une fuite ?

Pour savoir si vous êtes victime d’une fuite d’eau, relevez l’index de votre compteur avant d’aller vous coucher. Si votre index a changé au réveil, il s’agit d’une fuite avérée.

Pourquoi utilise-t-on le chlore pour rendre l’eau potable ?

Le chlore, qu’il soit sous forme gazeuse ou d’hypochlorite de sodium, est le biocide le plus ancien et le plus utilisé. Son pouvoir de désinfection à très petites doses (notamment pour éliminer les micro-organismes de types Entérocoques ou Escherichia Coli) protège durablement l’eau des contaminations biologiques. Le chlore est le seul produit à posséder la propriété de « rémanence ». L’eau reste ainsi désinfectée tout au long du circuit de distribution (canalisations) jusqu’au robinet du consommateur.

Le SEMV utilise le chlore pour traiter les eaux souterraines (sources et nappes). Le SEMV préserve ainsi la qualité de ses eaux et évite tout développement de bactéries durant le transport.

Les eaux de l’unité de traitement de Chevilly, considérées comme eaux de surface, subissent un traitement très élaboré, par ozonation et avec différents types de filtration.

Qu’est-ce que la dureté de l’eau ?

La dureté de l’eau représente les teneurs de calcium et de magnésium dissoutes dans l’eau. Elle est exprimée en degrés Français °F ; ce qui correspond à 4 mg/l de calcium ou 2,4 mg/l de magnésium.

Une eau très douce a des teneurs inférieures à 10°F.

Une eau moyennement douce a des teneurs comprises entre 10°F et 20°F.

Une eau moyennement dure a des teneurs comprises entre 20°F et 30°F.

Une eau très dure a des teneurs supérieures à 30°F.

Les eaux du SEMV sont considérées comme dures à cause de la nature calcaire des terrains géologiques traversés par les sources.

L’utilisation d’une eau dure n’a pas d’incidence sur la santé. Elle a comme inconvénients d’entartrer les canalisations et les installations de production d’eau chaude.

Par contre, une eau trop douce peut corroder les canalisations et dissoudre des métaux tels que fer, zinc, cuivre et plomb. Ces eaux trop douces doivent faire l’objet de minéralisation et/ou de neutralisation pour qu’elles retrouvent un équilibre calco-carbonique.

Qu’est-ce que la turbidité de l’eau ?

En fonction de son origine (réseaux karstiques, terrains fissurés), l’eau à l’état naturel peut être plus ou moins chargée de particules en suspension ou de matières colloïdales (argile, limon, matières organiques, oxydes métalliques, plancton, etc.). Le trouble de l’eau causé par ces particules est la turbidité, son unité est le NFU et l’appareil utilisé pour les mesures s’appelle le turbidimètre.

La turbidité de l’eau ne présente pas en soi un risque sanitaire direct, mais elle a pour inconvénient d’offrir une protection aux micro-organismes au cœur des particules. Elle peut aussi être à l’origine d’une odeur ou d’une saveur désagréable et d’une modification de la couleur de l’eau de consommation.

La référence de qualité de l’eau du robinet est de 2 NFU pour l’eau de source et de 1 NFU pour les eaux issues de nappes, de lacs ou de rivières. Afin d’améliorer la turbidité de l’eau, les stations de traitement sont équipées d’unités de filtration ou de microfiltration en fonction des besoins. La gestion minutieuse des réseaux de distribution de l’eau potable (nettoyages des réservoirs et purges des canalisations) permet également de limiter les perturbations liées à la turbidité.

Qu’est-ce qu’un périmètre de protection ?

Les points de captage de l’eau destinée à la consommation humaine font l’objet de mesures de protection afin de lutter contre les pollutions de toutes natures. Les périmètres dits de protection font partie de ces mesures.

La notion de périmètre de protection est évoquée pour la première fois dans l’article 10 de la loi du 15 février 1902 relative à la protection de la santé publique. Cependant, c’est avec la première loi sur l’eau du 3 janvier 1964 que l’instauration des périmètres devient obligatoire sur tout nouveau captage. Cette obligation s’étend aux captages antérieurs à 1964 avec la mise en application de la deuxième loi sur l’eau du 3 janvier 1992.

Depuis, de nouvelles réglementations fixent des objectifs prioritaires pour leur mise en application. Ainsi, le Plan National Santé Environnement 2004-2008 fixait une protection de l’ordre de 80% des captages en 2008 et de 100% en 2010.

 

Trois types de périmètres

Les zones entourant les points de captage sont divisées en trois périmètres : le périmètre de protection immédiate, le périmètre de protection rapprochée, le périmètre de protection éloignée.

  • Le périmètre de protection immédiate est obligatoire et correspond à l’environnement proche du point d’eau. Il est acquis par la collectivité et régulièrement entretenu. Toute activité y est interdite, empêchant ainsi les détériorations de l’ouvrage et les déversements de substances polluantes à proximité immédiate du captage.
  • Le périmètre de protection rapprochée est une zone de vulnérabilité représentant tout ou partie du bassin d’alimentation du captage. Les activités qui peuvent être à l’origine d’une pollution de l’eau y sont interdites.
  • Le périmètre de protection éloignée n’est pas obligatoire. Il correspond à tout ou partie de la zone d’alimentation du point d’eau, voire à l’ensemble du bassin versant. Les recommandations préconisées dans cette zone concernent surtout certaines activités particulières qui pourraient être à l’origine de pollutions importantes.

 

Une mise en œuvre concertée

La mise en œuvre de ces périmètres fait appel à beaucoup d’acteurs : collectivités, syndicats de l’eau, ARS, Préfectures, hydrogéologues agréés, bureaux d’études, etc. Anticipation et concertation avec les acteurs locaux sont nécessaires (propriétaires, usagers, industriels, agriculteurs…).

Ces dernières années, les captages du SEMV ont fait l’objet d’un effort particulier pour remplir les objectifs du Plan National Santé Environnement. A ce jour, la majorité des captages du SEMV ont des périmètres de protection instaurés, mais des travaux restent encore à réaliser pour restructurer et achever la protection des captages d’Armoy.

 

Un partenariat actif avec les agriculteurs

Le suivi des pratiques culturales dans les périmètres de protection rapprochée a été engagé depuis plusieurs années. Des accords de principe ont été passés avec des exploitants sur le type de culture à mettre en œuvre à proximité des périmètres de protection immédiate des captages de Pré Chappuis à Douvaine et de la Combe de Draillant.

 

La démarche vise à les inciter à réduire l’usage des fertilisants et à se tourner vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Découvrez les périmètres de protection du SEMV

Quels sont les paramètres d’analyses les plus importants à surveiller ?

L’eau est un des produits alimentaires les plus surveillés en France. Elle est soumise à des analyses obligatoires définies par l’Etat et l’ARS (Agence Régionale de Santé, anciennement la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales).

Les règles de mise en œuvre du contrôle sanitaire sont fixées par le Code de la Santé Publique et ses modalités de réalisation par les arrêtés du 11 janvier 2007. Le contrôle réglementaire du périmètre couvert par le SEMV nécessite chaque année plus de 80 analyses en réseau et 40 aux points de production et aux départs des réservoirs. A ces contrôles, s’ajoutent 456 analyses annuelles réalisées sur le territoire de l’ancien Syndicat des Eaux des Voirons avec lequel le SIEM a fusionné en janvier 2018.

Celles-ci sont subdivisées en deux grandes catégories de valeurs :

  • les valeurs impératives de qualité avec des niveaux limites à ne pas dépasser. Elles comprennent plusieurs paramètres bactériologiques et biochimiques (ex. entérocoques, Escherichia-coli, chrome, benzène, …).
  • les valeurs indicatives de suivi des installations de production et de distribution avec des valeurs de référence. Elles comprennent divers paramètres pris en considération (chlore, conductivité, odeur, saveur, ph, etc.). Ces mesures constituent des indicateurs très précieux pour le suivi de la qualité de l’eau.

Toutes les analyses sont importantes dans la mesure où elles permettent par leur régularité et leur diversité, d’assurer le suivi qualité indispensable pour garantir une eau potable conforme à la réglementation et aux besoins des usagers.

 

Vous recevez régulièrement le bilan des analyses réalisées dans votre zone géographique. Il est édité par l’ARS et joint à votre facture.

Que dois-je faire pour réaliser un nouveau branchement d’eau ?

Raccordement d’une nouvelle construction

Dans le cas où vous construisez une maison individuelle, il est important d’informer le SEMV au plus tôt. Pour un nouveau branchement d’eau potable, les délais de travaux varient en fonction des autorisations de voirie. Vous pouvez contribuer à réduire les délais en engageant rapidement les démarches nécessaires.

Dès que vous envisagez de construire, contactez le SEMV en vous munissant des pièces suivantes :

  • Un plan parcellaire
  • Un plan masse
  • Une copie de votre permis de construire
  • Vos coordonnées

Pour des renseignements complémentaires, votre contact SEMV : 04 50 72 40 26.

 

Si vous achetez une maison

Il suffit de communiquer au SEMV :

 

A quoi sert un clapet anti-retour ?

Pour éviter les phénomènes de retour d’eau, les installations doivent être munies d’un clapet anti-retour d’eau, monté après le compteur individuel.

 

Qu’est-ce qu’un retour d’eau ?

C’est l’inversion du sens normal de circulation de l’eau dans un circuit, suite à une inversion des pressions.

La pression en aval peut augmenter du fait de la dilatation du fluide d’un circuit (cas des réseaux de chauffage) ou plus couramment du fait de la présence d’une pompe de surpression dans le circuit ; ce qui risque de conduire à un retour d’eau vers l’amont.

 

Quelles sont les principales causes d’un retour d’eau ?

  • un chauffe-eau défectueux (clapet interne soumis à l’usure)
  • un système de récupération d’eau de toiture défectueux
  • des surpresseurs individuels mal réglés en cas d’installation de pompe de recyclage d’eau (puits dans les fondations d’une maison par exemple).

Qu’est ce qu’un clapet anti-retour ?

Il s’agit d’un petit appareil dont le principe est de ne laisser passer un fluide que dans un seul sens. Il est toujours situé après compteur.

 

Pour les nouveaux branchements, le SEMV se charge de tout !

En cas de nouveau branchement, le SEMV se charge systématiquement de l’installation des clapets anti-retour. Les clapets sont munis d’un système de purge facilitant l’entretien du réseau d’alimentation d’eau.

Pour les habitations plus anciennes, démunies de clapets, il revient au propriétaire de faire installer l’appareil par un plombier.

Comment faire contrôler et étalonner mon compteur ?

Le contrôle de votre compteur est systématiquement réalisé chaque année par le SEMV. En cas de facture anormalement élevée et si aucune fuite n’a été détectée, vous pouvez demander l’étalonnage de votre compteur.

 

En quoi consiste l’étalonnage d’un compteur ?

L’étalonnage d’un compteur est une opération de vérification de la qualité de l’appareil. Votre compteur est provisoirement remplacé par un appareil de rechange et envoyé dans un laboratoire agréé à Grenoble. Le laboratoire contrôle les performances de votre appareil en comparaison avec un compteur étalon (de référence).

Le test consiste à envoyer un volume d’eau étalon, prédéterminé de manière très précise, à différentes vitesses et pressions dans le compteur et à vérifier s’il y a une différence majeure entre le volume enregistré par le compteur incriminé et le volume étalon.

 

Qui prend en charge les frais d’étalonnage ?

L’étalonnage d’un compteur est réalisé sur la demande de l’usager.

Dans le cas où la non-conformité est avérée, le SEMV prend en charge les frais d’étalonnage ainsi que la réduction de la facture erronée.

Dans le cas où le compteur est conforme, les frais d’étalonnage sont à la charge de l’usager qui en a fait la demande. Il faut savoir que dans la plupart des cas, les compteurs sont conformes. En outre, le vieillissement des compteurs a pour effet d’augmenter leur inertie au démarrage, ce qui provoque un sous-comptage. Il est donc important de vérifier méticuleusement s’il n’y a pas une fuite d’eau sur le réseau interne.

 

Quelle est la durée de vie d’un compteur ?

Le parc des compteurs du SEMV ne dépasse pas 15 ans en moyenne. Le SEMV fait un effort important pour renouveler ce parc régulièrement, par des campagnes de remplacement annuelles. C’est la part abonnement de votre facture qui permet au SEMV d’assurer la maintenance des compteurs d’eau.

Peut-on individualiser les abonnements ?

Dans un immeuble

Depuis la loi SRU du 13 décembre 2000 (article 93), les propriétaires d’immeubles collectifs peuvent procéder à l’individualisation des abonnements d’eau froide. Le décret du 28 avril 2003 précise les modalités d’application et les formalités à suivre.

 

Les bâtiments neufs

La loi donne obligation aux propriétaires d’immeubles collectifs neufs (HLM, OPAC, Résidences) de prévoir, au stade du projet de construction, les réservations nécessaires (espaces prévus pour les compteurs individuels en bas de l’immeuble) pour l’individualisation des abonnements d’eau froide. Il s’agit d’une obligation dont dépend l’obtention du permis de construire.

 

Les immeubles collectifs anciens

Lorsque la demande émane du propriétaire bailleur, celui-ci doit s’assurer que tous les copropriétaires et locataires aient été informés de la nature et des conséquences financières et techniques de l’individualisation des contrats. S’il y a lieu, le projet doit faire l’objet d’un accord collectif (copropriétaires et locataires).

Dès lors, le propriétaire bailleur titulaire du contrat de fourniture d’eau doit adresser sa demande d’individualisation initiale au SEMV, accompagnée d’un dossier technique. Celui-ci comprend notamment, une description des installations existantes de distribution d’eau en aval, du ou des compteurs servant à la facturation, le projet de programme de travaux destinés à rendre les installations conformes (compteur général à l’entrée de la résidence, emplacement des futurs compteurs individuels qui seront des compteurs radio-relèves, accessibles en permanence aux techniciens du SEMV, contrat de maintenance pour l’entretien des parties communes, séparation entre l’eau chaude et froide, coffre compteur…).

 

Une visite technique et confirmation de demande

Le SEMV prévoit une visite technique des lieux et précise les mises en conformité nécessaires au regard du dossier technique reçu. Puis le propriétaire doit confirmer sa demande auprès du SEMV en annexant le dossier technique avec les modifications demandées et en indiquant les conditions dans lesquelles les locataires ont été informés du projet. La mise en œuvre de l’individualisation, une fois les travaux réalisés, prend effet immédiatement.

 

Le passage à l’individualisation

Une fois l’immeuble individualisé, chaque usager de l’eau est un abonné du SEMV et il reçoit à ce titre sa facture d’eau en fonction des relevés de son compteur individuel. Le SEMV relève le compteur général et les sous-compteurs individuels. Le différentiel entre les deux types de relève est facturé à la copropriété.

Quelles sont les précautions à prendre pour utiliser l’eau de pluie ?

Comment utiliser l’eau de pluie ?

Plusieurs réglementations encadrent la récupération et l’usage de l’eau de pluie. L’article 641 du code civil stipule que « tout propriétaire a le droit d’user et de disposer des eaux pluviales qui tombent sur son fond ». Par contre cette utilisation ne doit pas porter préjudice aux personnes situées en contrebas (voisins à l’étage inférieur dans une habitation collective par exemple). Les articles 641 et 681 du code civil précisent les règles de propriété de l’eau de pluie ainsi que celle liées à leur déversement dans le cas d’un terrain ou d’un toit juxtaposé ou confondu avec le voisin.

 

Un cadre réglementaire précis à suivre pour utiliser l’eau de pluie

En tout état de cause, chacun peut utiliser l’eau de pluie lui appartenant pour un usage domestique, en dehors de la consommation alimentaire.

Pour des raisons de sécurité sanitaire et pour éviter toute pollution du réseau d’eau potable public, les modalités d’utilisation de l’eau de pluie ont été définies par l’arrêté du 21 août 2008, publié au JO n°0201 du 29 août 2008.

Grâce à cette réglementation, la récupération de l’eau de pluie est maintenant plus encadrée et limitée à l’utilisation dans les bâtiments et les maisons (WC, lavage du sol, lavage du linge à condition de traiter l’eau). La mise en place d’une installation parfaitement en règle et un suivi tous les six mois sont un préalable obligatoire qui demande un certain investissement.

Attention, vous n’avez pas le droit d’utiliser de l’eau de pluie à l’intérieur de votre domicile si l’aval du toit contient de l’amiante-ciment ou du plomb.

 

L’eau de pluie, apport idéal pour arroser le jardin

Le SEMV recommande surtout de stocker l’eau de pluie pour un usage extérieur. L’eau récupérée par le ruissellement de la toiture ne respecte pas les limites de qualité réglementaires de l’eau potable. Quand à un usage domestique intérieur (WC, lavage des sols), les contraintes sont importantes (nature des matériaux de la toiture, réseau indépendant du réseau public, équipement spécifique). Elles peuvent entraîner un coût d’investissement élevé.

 

Comment récupérer l’eau de pluie ?

En moyenne, 600 litres d’eau peuvent être récupérés par m² de toiture par an. Ainsi un toit de 40 m² permet d’arroser 50 m² de jardin chaque année.

Le récupérateur d’eau de pluie est l’élément essentiel de votre système de récupération. Les contenants et leur capacité de stockage varient en fonction de la taille de votre toiture et du terrain dont vous disposez. Du récupérateur d’eau de pluie en plastique que l’on dispose dans le jardin, à la cuve enterrée en béton ou en polyéthylène, le choix est vaste et fonction aussi de votre budget.

Quel que soit le système choisi, des règles d’installation précises doivent être respectées, elles prévoient notamment :

  • Un réseau pour transporter l’eau de la toiture au récupérateur (gouttière, tuyaux de descente d’eau, tuyauterie),
  • Un système de filtrage de l’eau,
  • Un système de distribution réservé uniquement à l’eau de pluie et identifié par une couleur différente de celle du réseau normal,
  • Des points de prélèvement distincts, équipés d’étiquettes signalant qu’il s’agit d’une eau non contrôlée,
  • Une absence totale de connexion avec le réseau de distribution publique,
  • Un compteur permettant de mesurer la quantité d’eau récupérée.

Les cuves doivent être étanches, fabriquées dans un matériau non polluant pour l’eau, équipées de filtres et d’aération, conçues pour être vidangées et nettoyées. Aucun produit anti-gel ne doit être utilisé dans la cuve de stockage.

Un dispositif de sécurité (trappe fermée) doit prévenir tout risque de noyade et de pollution extérieure. Tout raccordement, même temporaire du réseau d’eau de pluie avec le réseau d’eau potable est strictement interdit par la loi.

 

Contrôler le système de récupération

C’est le SEMV, en sa qualité de distributeur d’eau, qui doit intervenir pour contrôler le système de récupération, y compris dans les propriétés qui ne sont pas raccordées au réseau public.

Ce contrôle est réalisé par un technicien du Syndicat des Eaux Moises et Voirons (SEMV), sur rendez-vous. Si l’installation est conforme, un certificat est délivré, dans le cas contraire, les travaux de mise en conformité doivent être réalisés rapidement. A défaut, le SEMV peut saisir l’ARS, s’il considère que l’installation est de nature à présenter des risques pour la santé de ses utilisateurs.

Le propriétaire est tenu de nettoyer et entretenir régulièrement son installation : nettoyage du filtre, vidange et désinfection de la cuve de stockage, contrôle du fonctionnement des robinets et des vannes.

 

Pour en savoir plus : Système d’utilisation de l’eau de pluie dans les bâtiments : Règles et bonnes pratiques à l’attention des installateurs

Quelles précautions prendre pour éviter le gel des installations ?

L’effet du gel sur les installations d’eau potable peut entraîner des désagréments importants, tels que coupures d’eau, fuites, inondations en cas de rupture d’une canalisation et dégâts matériels.

Par ailleurs, le compteur d’eau individuel est sous votre responsabilité, il vous revient de le protéger contre le froid. Lorsque l’eau se transforme en glace, elle provoque une dilatation susceptible d’endommager les canalisations, le compteur et tous les appareils contenant de l’eau.

Le remplacement du compteur en cas de gel n’est pas pris en charge par le SEMV.

Pour éviter les mauvaises surprises, quelques précautions simples sont à prendre.

 

Protéger le compteur d’eau et les canalisations contre le gel

Si votre compteur est situé dans un local non chauffé, entourez-le d’une gaine isolante amovible. Vous pouvez aussi disposer une petite résistance chauffante à proximité, afin de maintenir l’installation hors gel.

S’il est installé dans un regard ou un coffret à l’extérieur de votre habitation, il ne doit pas geler, à condition que le regard soit bien fermé. Pensez à vérifier que le tampon situé sur le regard du compteur est bien en place ; ou s’il s’agit d’un coffret hors sol, que la porte est fermée et verrouillée.

 

Que faire si les installations sont gelées ?

En premier lieu, coupez l’eau. Dégelez votre installation à l’aide d’un sèche-cheveux (cela peut suffire pour une canalisation, jamais avec une flamme) et vidangez votre installation.

 

Si vous habitez une maison individuelle

Dans une maison individuelle, la canalisation située sur votre propriété jusqu’au domaine public est sous votre responsabilité. Pensez à protéger vos canalisations et votre compteur. Et en cas d’absence prolongée, vidangez votre installation.

 

En cas d’absence prolongée

Il est nécessaire de vidanger l’installation de sa maison individuelle :

  • Fermez le robinet d’arrêt entre la rue et le compteur d’eau
  • Ouvrez tous les robinets des installations sanitaires, pour que l’eau stagnant dans les canalisations s’écoule
  • Entre le compteur d’eau et les robinets de la maison, ouvrez le robinet de purge jusqu’à ce que l’eau ne coule plus
  • Refermez le robinet et ceux des installations intérieures.
Adoucisseur d’eau, ce qu’il faut savoir

Adoucisseur d’eau, ce qu’il faut savoir

Un adoucisseur d’eau est un appareil qui réduit la dureté de l’eau, c’est-à-dire sa concentration en calcium et en magnésium. Sa fonction principale est d’éliminer le calcaire qui, en trop grandes quantités, entartre les appareils électroménagers, laisse des traces sur les surfaces lavées, rend la peau et les cheveux secs et augmente l’utilisation des savons et des détergents. Une eau est considérée comme dure à partir de 20-25°F.

 

Attention ! Dans tous les cas de figure, la dureté de l’eau doit être maintenue à un minima de 15°F pour éviter la corrosion du réseau de canalisations.

La pose d’un adoucisseur d’eau obéit à un certain nombre de règles et à la nécessité d’une maintenance sérieuse pour éviter tout risque, à la fois pour la santé et pour la bonne marche du réseau d’installation d’eau potable.

 

Comment ça marche ?

L’adoucisseur d’eau modifie les caractéristiques chimiques de l’eau. Il transforme le calcium et le magnésium contenus dans l’eau potable par du sodium (sel). Les ions de calcium et de sodium viennent se fixer sur une résine spéciale, contenue dans l’appareil qui libère alors du sodium. L’eau obtenue est adoucie mais en contrepartie enrichie en sel.

 

Les principaux avantages

L’eau adoucie prolonge la vie des appareils électroménagers qui ont tendance à s’entartrer surtout au-delà de 60°C. Les sujets qui ont une peau sensible sont mieux protégés contre les irritations dues à la sécheresse de la peau. L’eau adoucie limite également la quantité utilisée des produits détergents.

 

Attention des inconvénients aussi, donc une vigilance accrue !

Quatre grands inconvénients sont à prendre en considération lorsque l’on souhaite s’équiper d’un adoucisseur d’eau :

  • L’eau adoucie ne possède pas assez de calcium ou de magnésium pour répondre à nos besoins nutritionnels. Le consommateur devra compléter ses apports en la matière. L’eau adoucie est beaucoup plus riche en sel que l’eau du robinet non traitée, elle peut donc présenter des risques pour la santé des cardiaques, hypertendus, des femmes enceintes et des nourrissons.
  • La qualité sanitaire de l’eau adoucie, notamment l’absence de bactéries, n’est pas garantie par votre distributeur dans la mesure où elle a été traitée de manière individuelle et que ce traitement fausse les résultats des analyses. L’eau adoucie n’est d’ailleurs plus considérée comme potable. Il revient donc à chaque usager de s’assurer de ses propriétés sanitaires (mesures de laboratoire) et surtout d’éviter les sources de pollution bactérienne en veillant à une maintenance minutieuse de son appareil.
  • Une eau trop adoucie (entre 0°F et 15°F) développe des propriétés corrosives en passant dans le réseau des canalisations, où elle dissout les métaux et le calcaire et se souille. Les dégâts sur la tuyauterie peuvent être importants (fuites possibles en très peu de temps).
  • Pour fonctionner, l’adoucisseur d’eau est soumis à des cycles de régénération. Ils peuvent utiliser jusqu’à 200 litres d’eau pour nettoyer les résines de l’appareil et garantir son efficacité. En moyenne, on estime que la facture d’eau augmente de 10% avec l’installation d’un adoucisseur d’eau.

 

Des règles obligatoires en immeuble collectif

Il est vivement conseillé de ne brancher l’adoucisseur d’eau que sur le réseau d’eau chaude. Dans tous les cas de figure, même si l’adoucisseur est branché sur la canalisation principale d’arrivée d’eau, la loi oblige le propriétaire ou le locataire habitant un immeuble collectif à avoir au moins un accès au réseau d’eau potable non traité, par appartement.

 

Une maintenance rigoureuse

Pour éviter la prolifération de bactéries, sources de problèmes sanitaires, qui peuvent être à l’origine d’une pollution de l’eau, l’appareil doit être minutieusement contrôlé :

  • une installation par un professionnel agréé
  • une vérification régulière de la dureté de l’eau (mesures)
  • la désinfection de l’appareil deux fois par an
  • le suivi de l’état de la résine
  • un contrôle qualité de l’eau produite
  • la révision complète de l’appareil tous les dix ans.
Qu’est-ce que l’Agence de l’Eau ?

Instituée par la loi sur l’eau de 1964 précisée par la loi du 3 janvier 1992, l’Agence de l’Eau est un établissement public de l’Etat sous la tutelle du Ministère en charge du développement durable. Elle assure trois grandes missions : contribuer à améliorer la gestion de l’eau, lutter contre la pollution et protéger les milieux aquatiques. Elle est notamment chargée de la coordination du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et des Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) qui en découlent.

La France métropolitaine compte six Agences de l’Eau qui interviennent sur les 7 bassins hydrographiques : Artois-Picardie, Rhin-Meuse, Seine Normandie, Loire Bretagne, Adour Garonne, Rhône Méditerranée Corse.

L’Agence Rhône Méditerranée Corse met en œuvre ses compétences sur un territoire qui s’étend d’une part sur l’ensemble du bassin versant français de la Méditerranée (bassin hydrographique Saône-Rhône, fleuves côtiers du Languedoc Roussillon, de Provence-Alpes-Côte d’Azur et littoral méditerranéen) et d’autre part, sur le territoire Corse.

C’est donc cette Agence qui intervient sur le territoire du Chablais et qui travaille notamment en collaboration avec le Syndicat des Eaux Moises et Voirons (SEMV).

 

Redevances et aides sur les usages de l’eau

La part « organismes publics » de votre facture comporte plusieurs redevances sur les usages de l’eau qui sont reversées à l’Agence de l’Eau.

  • La redevance de prélèvement qui est basée sur tous les volumes d’eau facturés, quel qu’en soit l’usage,
  • La redevance de pollution qui est également basée sur tous les volumes d’eau utilisés, à l’exception de ceux destinés à l’irrigation ou à l’arrosage, mais à condition que les branchements soient exclusivement destinés à ces usages,
  • La redevance pour modernisation des réseaux de collecte des eaux usées qui est facturée à tous les usagers, dont les eaux usées sont traitées dans une station d’épuration.

Ces redevances permettent de financer des actions d’intérêt général menées par différents acteurs du domaine de l’eau pour lutter contre la pollution, préserver les ressources et améliorer la qualité de l’eau.

Elles permettent également d’apporter un appui aux acteurs locaux de la gestion de l’eau dont le SEMV, en développant des outils méthodologiques, en animant des réseaux et en mettant en œuvre des actions de sensibilisation. Enfin l’Agence réalise de nombreuses études et une surveillance renforcée du milieu aquatique.

Aujourd’hui, l’Agence de l’Eau met en œuvre son 10ème programme qui s’achèvera fin 2018. 13,3 milliards d’euros sont mobilisés par les six agences de l’eau pour préserver l’eau et les milieux aquatiques.

Le 10ème programme poursuit plusieurs objectifs :

  • Lutter contre les pollutions diffuses et protéger les aires des captages d’eau potable
  • Restaurer les zones humides, les milieux aquatiques et œuvrer pour la continuité écologique
  • Gérer les ressources en eau en anticipant l’impact du changement climatique
  • Protéger le littoral
  • Assainir les petites communes

Sa mise en œuvre concerne l’ensemble des acteurs de l’eau avec lesquels l’Agence a renforcé ses liens pour développer des programmes d’actions concertés, garants d’une efficacité renforcée.

Pour en savoir plus, eaurmc.fr